Fenêtre et main
Bio Mathieu Lippé

Avec les pieds dans le conte, la tête dans la poésie et le cœur à la chanson, Mathieu Lippé rassemble en lui un univers original, tel un territoire acquis au fil de parcours éclectiques et créatifs. Pour ce natif du Bas-du-Fleuve, le mouvement fait indubitablement parti de sa démarche. Touchant à l’écriture et à la composition depuis l’adolescence, il parfait ses connaissances par des études en musique et un baccalauréat en littérature à l’Université de Sherbrooke. En 2000 alors installé en Estrie, Mathieu Lippé, âgé de 23 ans, débute son parcours scénique.

À l’origine, les formes d’expression s’apprivoisent l’une l’autre pour finalement aboutir à la fusion des genres qui qualifie désormais l’artiste. Il présente un spectacle de conte à saveur poétique L’imagination est le miel de l’esprit, alors qu’on peut l’entendre également au sein du groupe de musique latine Voluntad en tant que compositeur et musicien. En 2002, il se joint au groupe Vizzaj pour offrir L’important c’est ça qui conte!, un concept alors tout à fait innovateur où conte et jazz se rencontrent, et qui mènera l’ensemble sur les routes de France au Festival Jazz sous les pommiers. Il alterne performances de groupe et performances solos, lui permettant d’acquérir une solide expérience auprès du public. Son besoin tenace de communiquer l’amènera également à donner plusieurs ateliers dans les écoles primaires et secondaires, aussi bien qu’à
l’université.

Dès ses premières prestations, Mathieu Lippé reçoit un accueil chaleureux du public qui en redemande. La qualité de sa parole le portera sur des routes diverses et de nombreuses collaborations. Il donne en 2004 son premier spectacle d’alliage de contes, poésies et chansons, annonçant l’arrivée d’un artiste marquant dans notre paysage culturel. Il s’associe la même année aux Correspondances d’Eastman dont il composera entre autre la chanson thème. Il se déplace vers l’Europe le temps d’invitations très souvent renouvelées en France et en Suisse, de même qu’un passage en Roumanie, Pologne et Lituanie dans le cadre de la Semaine de la francophonie (2007). En 2006, le voyage l’entraîne jusqu’en Inde afin de diriger l’équipe artistique québécoise pour Viva India au 25ème anniversaire de la Fondation de l’Art de Vivre à Bangalore.
Il s’installe en 2007 à Montréal et plonge dans la scène slam, un exercice poétique qui semble fait sur mesure pour lui. Multipliant les apparitions, se sentier lui permet de s’ancrer dans la poésie et avec succès, jusqu’à remporter la finale nationale du Grand Slam en septembre 2008. Ces deux années marquent le temps de la récolte. Poète invité à l’événement 100 jours de bonheurs, il publie dans le collectif Le bonheur des poètes et son texte est mis en image par Marie-Josée Dallaire pour le film Un cri au bonheur. Plus important encore, Mathieu Lippé lance son album de chansons Là où le cœur mène qui lui permet de se tailler une place de choix sur la scène montréalaise et partout au Québec. En chemin, il s’inscrit dans les programmations des festivals Voix d’Amériques et Métropolis Bleu, ainsi que dans les Week-end de la chanson Quebecor à la Place des Arts, dans les soirées de conte du Sergent Recruteur et à la Maison de la culture Mercier. Il parcourt le Québec de Fleurimont à Trois-Pistoles en passant par Orford et la Gaspésie, sans oublier Québec deux fois plutôt qu’une dans le cadre du 400ème. Le voyage se poursuit jusque dans nos maisons, alors qu’il apparaît au petit écran à Canal D, Historia comme conteur invité à l’émission Racontes pour voir et comme slammeur pour les publicités d’ARTV. À l’automne 2009 il participe aux 6ième Jeux de La Francophonie à Beyrouth au Liban.

Sur les chansons de son album et plus encore en spectacle où l’on goûte à toutes les facettes de l’artiste, Mathieu Lippé témoigne de ce parcours riche d’expériences, de rencontres, de voyages, d’explorations de l’art oral et musical, d’un imaginaire sincère et authentique. C’est une invitation à la célébration de la beauté et de la diversité, de l’ouverture, une invitation à le suivre Là où le cœur mène.